Bonjour à tous les fumeurs... et aussi aux autres,
19 jours après l'entrée en vigueur de la loi liberticide, je me demandais si l'on pouvait trouver un endroit dans notre chère République qui avait osé braver l'interdit et qui laisse ses clients tirer sur leur clope en lisant le journal ? A vrai dire, je ne me fais guère d'illusions ! Et j'imagine que si cet endroit devait exister et que surtout si cela se savait, les quotidiens en manque d'informations en cette période estivale en auraient rapidement fait leurs choux gras ! Et les patrons de bistrot doivent également craindre les amendes monstrueuses et totalement disproportionnées qui leur seraient infligées dans ces cas de crime de lèse-majesté.
J'ai lu qu'en France (interdiction depuis le 1.1.08), il existait des troquets où, une fois que tous les gêneurs étaient partis et qu'il ne restait plus que les habitués fumeurs et le patron fumeur bien évidemment, on tirait le rideau et tout le monde se mettait gaiement à fumer ! J'ose espérer qu'il en va de même dans quelques tavernes de notre République.
Tout à l'heure, en revenant d'acheter des clopes pour le week-end, j'ai eu envie d'aller prendre un café dans un troquet de la rue de la Servette, où il m'arrivait parfois de faire une halte avant la Prohibition. Hélas, je ne pus que constater en arrivant que la terrasse était bondée, qu'il ne restait plus un coin de table de libre et que même des personnes qui n'avaient pas l'air de se connaître étaient assises à la même table, et fumaient. Et, summum de l'horreur, il y avait même une table où le cendrier était vierge de cendres et de mégots. Il me vint l'idée de demander à ces gens d'aller s'asseoir à l'intérieur et de me laisser la place, afin de respirer l'air pur pour lequel ils nous ont cassé les b.... Mais comme je suis bien élevé, je me suis abstenu. Inutile de dire qu'à part la sommelière affairée derrière son comptoir, il n'y avait strictement personne à l'intérieur ! Je continuai mon chemin à la recherche d'un endroit plus accueillant...
Il est clair que ce n'est pas avec 3.20 fr. qu'il n'a pas encaissés pour un expresso que ce patron va faire faillite, mais si des dizaines de clients potentiels passent leur chemin car la terrasse est bondée, le manque à gagner ne va pas tarder à se faire sentir.
J'espère vivement qu'une alternative va être trouvée à cette loi débile, car avec les mauvais jours qui nous guettent, l'avenir des cafés n'est guère rassurant.
